Parlons
de durabilité


Notre capacité de durer, - c'est à dire de survivre - est de la plus haute importance.

La durabilité est un sujet de controverse puisque l'humanité en demande toujours plus à la planète qu'elle habite. La survie nécessite maintenant des changements importants. Pourtant, certaines personnes tentent de définir la durabilité de manière à nier le besoin de changement. Certains arguments sont valables alors que d'autres ne le sont pas.

Le Projet sur la durabilité a pour but de faire le point sur ce qui est durable et sur ce qui ne l'est pas. Le présent feuillet indique les principes de durabilité et en présente une explication sommaire. Comparez sa teneur à votre conception du monde et indiquez-nous toute précision que nous pouvons y apporter.

On ne favorise pas la durabilité en évitant les désaccords. C'est en confrontant des opinions divergentes qu'on découvre la vérité. Tant que n'aura pas eu lieu un débat ouvert auquel tout le monde pourra apporter son point de vue, nous ne pourrons pas concilier les différences qui nous empêchent d'agir de façon décisive. Or, si elle n'agit pas, l'humanité s'enlisera encore davantage dans une situation environnementale et sociale qui met son avenir en péril.

POURQUOI PARLER DE DURABILITÉ MAINTENANT?

Les humains n'ont jamais été obligés de prêter beaucoup d'attention aux limites de la Terre. Pendant des millénaires, nos activités n'ont eu d'importance qu'à l'échelle locale. Cependant, la situation a changé. Les énormes progrès de la technologie mécanique et chimique ont grandement élargi le pouvoir des individus et la population du globe s'est accrue à un point tel que nos actions ont désormais des répercussions dans le monde entier.

Cela a modifié considérablement nos relations avec la Terre.

La durabilité a toujours été à la base de l'évolution des sociétés, mais il nous aura fallu nous heurter aux problèmes que pose l'accroissement rapide de notre population et de notre force technique pour comprendre qu'elle sera aussi le critère décisif de notre succès. Notre espèce a atteint sa majorité. Si la loi naturelle nous a traité comme des personnes mineures et a été indulgente envers nous lorsque nous avons commis des infractions par le passé, nous sommes maintenant pleinement responsables de nos actes et assujettis aux lois qui régissent la survie de tout organisme.

Presque toutes nos coutumes et nos institutions ont été établies avant que l'on prenne conscience des limites de l'écosystème. Bon nombre d'entre elles nous ont été très utiles au cours des siècles passés mais notre survie exige maintenant que nous apprenions à respecter les lois de la nature et que nous adaptions nos processus décisionnels et agissions en conséquence.

LE BESOIN D'UN CHANGEMENT A ÉTÉ CONFIRMÉ

Notre avenir à tous

Le 27 avril 1987, la Commission mondiale sur l'environnement et le développement (CMED), également appelée Commission Brundtland, a présenté à l'Organisation des Nations Unies son rapport intitulé «Notre avenir à tous». À l'issue de l'enquête de trois ans qu'elle a menée dans le monde entier au sujet des rapports entre l'environnement et les pratiques de développement de l'humanité, cette commission a conclu que:

«Bon nombre d'efforts faits actuellement pour protéger et poursuivre les progrès des humains, pour répondre aux besoins des humains et pour réaliser les ambitions des humains ne peuvent tout simplement pas être maintenus, pas plus dans les pays riches que dans les pays pauvres. Ils comportent des prélèvements d'une trop forte envergure et d'un rythme trop rapide sur nos réserves déjà appauvries de ressources environnementales pour qu'on puisse se permettre de les poursuivre encore longtemps sans vider ces réserves.»

La commission entendait ainsi non pas annoncer la fin du monde mais lancer un «appel urgent» pour qu'on prenne ces questions au sérieux et qu'on rectifie la situation. La commission croit que nous sommes capables d'éviter le désastre, pourvu que nous nous attelions à la tâche.

L'étude faisant autorité qu'a réalisée la Commission Brundtland a permis à la société de cesser de refuser de voir la réalité pour commencer à agir.

L'objectif fixé par la Commission Brundtland consiste à «répondre aux besoins actuels sans compromettre l'aptitude des générations futures à répondre aux leurs». Le Projet sur la durabilité est destiné à élargir le débat sur les moyens d'y arriver en affirmant:


Les principes de durabilité

Une activité est durable si elle:
1 - consiste à utiliser des ressources selon des cycles viables.
2 - consiste à employer des sources d'énergie d'une fiabilité permanente.
3 - repose principalement sur le potentiel des êtres humains, c'est-à-dire leur communication, créativité, coordination, discernement et développement spirituel et intellectuel.

Par contre, une activité n'est pas durable si elle:
4 - exige un apport incessant de ressources épuisables.
5 - consiste à utiliser des ressources renouvelables plus rapidement qu'elles peuvent se régénérer.
6 - cause une dégradation cumulative de l'environnement.
7 - nécessite l'utilisation de quantités de ressources qu'on ne pourrait mettre à la disposition de tout le monde.
8 - donne lieu à l'extinction d'une forme de vie.

Nous devons préciser les critères à admettre si nous voulons pouvoir régler la crise.

Ces points vous semblent-ils justes? Y manque-t-il quelque chose? Peut-il exister une société durable dans un autre cadre?

Voici des éclaircissements sur les énoncés en question:

ACTIVITÉS DURABLES:

1) Utiliser des ressources selon des cycles viables

Des images prises depuis l'espace présentent notre planète bleue et verte comme étant une petite sphère tournant avec sa lune autour du soleil dans un vaste vide. À l'examiner de plus près, on découvre que la couche de matières qui sont utiles aux organismes vivants ne constitue qu'une très mince pellicule couvrant la planète.
Puisque nos réserves de matières premières naturelles sont restreintes, toute substance devant être utilisée régulièrement doit être réutilisée avec le temps. Les cycles permettant de réutiliser les matières nécessaires doivent se produire naturellement, comme dans le cas de l'eau et du carbone, ou être assurés grâce à des programmes de recyclage judicieux.

2) Employer des sources d'énergie d'une fiabilité permanente

Nous consommons le charbon et le pétrole à un rythme de beaucoup supérieur à celui de leur création. Sans compter les dangers que présente le dégagement de tout le carbone que comprennent ces ressources, notre civilisation ne peut pas avoir pour coutume de les consommer massivement si elle veut continuer d'habiter la Terre. Il en va de même de l'énergie nucléaire. Il serait peut-être possible de faire face au coût et aux risques énormes que comporte l'exploitation de cette énergie mais le combustible brut est, en fin de compte, d'une disponibilité restreinte.
Cela nous laisse pour sources d'énergie le noyau de la Terre, les marées, le soleil (fusion nucléaire survenant à une distance telle qu'elle est inoffensive) ainsi que les mouvements de l'air et de l'eau amorcés par le soleil. L'énergie venant de ces sources est abondante et peut être exploitée de façon pratique à tout endroit. Sauf dans le cas des grands barrages hydroélectriques, il s'agit d'une énergie renouvelable qui n'a que peu d'incidence négative sur l'environnement, sinon aucune.

3) Compter principalement sur le potentiel des êtres humains

Une fois que nous nous sommes procurés les aliments et l'abri nécessaires à une vie saine, nous avons d'inestimables possibilités de croissance et de satisfaction personnelles. Les trois «A», soit l'apprentissage, l'amour et l'aptitude à rire, ainsi que l'art, la musique, la danse, les sports, la communication, l'entraide et l'appréciation de l'univers intérieur et extérieur peuvent apporter plaisir, sens et utilité à notre vie sans nuire à la Terre.

ACTIVITÉS NON-DURABLES:

4) Exiger un apport incessant de ressources épuisables

Les ressources épuisables sont celles dont on ne dispose que d'une quantité limitée. Les métaux, le charbon et le pétrole sont des exemples notables. Ils peuvent être très utiles et même indispensables aux fins de l'établissement d'une société durable mais si notre mode de vie nécessite l'extraction de quantités toujours plus grandes de ces matières, nous finirons par en manquer. À ce moment-là, il serait désastreux que nous en ayons encore un besoin impérieux.

5) Utiliser des ressources renouvelables plus rapidement qu'elles peuvent se régénérer

Les ressources renouvelables sont celles qui augmentent par des processus naturels. Elles comprennent les forêts, les populations de poissons, les eaux souterraines et la fertilité des sols, entre autres. Tant que le taux de leur consommation ne dépasse pas le rythme auquel elles croissent ou s'accumulent, la situation peut demeurer viable. Si le rythme auquel on les consomme dépasse leur taux de renouvellement, les ressources s'épuiseront et cela posera des problèmes.

6) Causer une dégradation cumulative de l'environnement

Les processus naturels éliminent une certaine quantité de polluants. Cependant, lorsque nous créons des déchets que la nature ne peut pas éliminer ou que nous produisons des déchets au rythme supérieur à celui où la nature peut les absorber, il s'ensuit une accumulation de polluants qui pose des problèmes dont la gravité ne cesse d'augmenter à mesure que l'activité se poursuit. Certains polluants peuvent présenter de graves dangers même une fois qu'ils ont été bien dilués. De faibles quantités de matières toxiques absorbées par des organismes se trouvant au bas de l'échelle alimentaire peuvent s'accumuler dans les tissus des créatures qui consomment ces organismes. Si ces créatures sont consommées à leur tour, les substances toxiques se concentrent encore davantage. C'est en raison de cette bioaccumulation qu'on peut trouver des concentrations dangereuses de certains poisons, même si l'on n'en a rejeté qu'une faible quantité, par exemple dans les poissons pêchés en eaux polluées.

7) Utiliser des quantités de ressources qu'on ne pourrait mettre à la disposition de tout le monde

La collaboration nécessaire à l'établissement d'un ordre mondial durable ne sera pas possible tant que certains groupes profiteront de façon inéquitable d'autres groupes. L'iniquité sème souvent l'agitation sociale et le conflit armé. Qui plus est, le désespoir pousse souvent les personnes se trouvant au bas de la pyramide de l'exploitation à dégrader leur milieu ambiant pour survivre. Or, la dégradation de ce milieu a pour effet non seulement de faire empirer leurs conditions de vie mais aussi de miner les systèmes mondiaux dont dépendent tant les personnes qui se trouvent dans le haut de la pyramide que celles qui se situent plus bas.


8) Donner lieu à l'extinction d'une forme de vie

Les espèces vivantes se soutiennent mutuellement au sein d'une toile complexe qui s'affaiblit chaque fois que disparaît une forme de vie. Si nous maintenons des régimes de développement qui détruisent régulièrement des formes de vie autres que la nôtre ou qui en réduisent considérablement la présence, nous minerons peu à peu les bases de notre propre existence à l'intérieur de l'écosystème mondial. L'extinction d'espèces s'accompagne de la perte de possibilités génétiques de lutte contre les maladies tant des cultures vivrières que des êtres humains et la perte de potentielles nouvelles sources d'aliments. Outre les dangers et les pertes que l'extinction comporte pour les humains, on peut soutenir que les autres formes de vie ont le droit d'exister.

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RÉGIME À RETENIR


L'économie compte pour les 3/5 de l'écologie:

Ressources, Matériaux, Transformation, Distribution, Déchets


Les problèmes environnementaux sont causés par la négligence
des déchets et des ressources naturelles.


L'activité économique peut se ramener à trois étapes fondamentales:

1) L'assemblage des matières premières:

qui consiste à trouver et à recueillir des matières premières telles que les sols, les semences, les roches métallifères, l'énergie, l'information ou les images.

2) La transformation des matières assemblées:

qui consiste à planter, à cultiver et à récolter des végétaux, à extraire des métaux du minerai et à en faire des produits utiles ou à organiser l'information pour lui donner une forme cohérente, utile ou divertissante.

3) La distribution du produit fini:

qui consiste à apporter les denrées cultivées, les produits fabriqués ou le produit de communication tel que le rapport ou le film aux personnes qui peuvent les utiliser et en jouir.


Dans le cadre d'une économie bien développée, les matières premières d'une activité économique sont souvent le produit d'une autre activité ou de plusieurs autres activités. Toutefois, toutes les activités économiques reposent sur les trois étapes en question.

Ces étapes sont aussi présentes dans les processus écologiques. Les plantes et les animaux assemblent des éléments nutritifs, les transforment, c'est-à-dire les digèrent pour qu'ils se présentent sous des formes utiles, et les distribuent aux organes et aux membres pour qu'ils les mettent à profit dans leur croissance et leur activité. Il arrive même parfois que des animaux assemblent des matériaux et en font des objets servant à des fins précises tels les nids d'oiseau et les ruches d'abeille.

Tant dans l'économie que dans le monde naturel, les étapes de l'assemblage des matières premières, de leur transformation et de la distribution du produit fini s'assortissent de deux considérations: la disponibilité des ressources et les déchets. Dans le cadre de l'activité économique, on a rarement tenu compte de ces considérations. Toutefois, dans le contexte de l'écologie, on constate que le monde naturel respecte souvent les limites qu'elles imposent. On explique parfois ce phénomène en se reportant à la loi du minimum et à la loi de la tolérance.

Selon la loi du minimum, la croissance continuera de faire appel aux matières disponibles jusqu'à ce qu'elles soient épuisées. Le facteur limitant est l'épuisement de la première matière. La dégradation des sols, la diminution de la diversité génétique et la réduction des ressources en combustibles fossiles et en poissons ainsi que des ressources forestières et autres illustrent les problèmes qui se posent lorsqu'on fait fi de cette «loi».

La loi de la tolérance porte sur la capacité qu'ont différents organismes de tolérer la modification de leurs conditions de vie. La modification des conditions climatiques ou de la composition chimique de leur entourage peut, comme l'arrivée d'un organisme rival ou d'un nouveau prédateur, donner lieu à des situations intolérables et, par conséquent, limitantes. L'effet de serre, la réduction de l'ozone, la pollution du sol, de l'eau et de l'air, l'élimination d'habitats naturels, les pesticides et les déchets comptent parmi les sujets d'inquiétude associés aux limites de tolérance.

Tout problème environnemental découle de la négligence soit de la viabilité des ressources, soit des déchets créés par leur exploitation. Certains problèmes complexes tels que le surpeuplement et le militarisme influent sur les deux considérations.

Si la nature devait présenter des factures à l'égard des ressources qu'on lui enlève et des déchets qu'on lui demande d'absorber, la comptabilité classique ne pourrait pas établir un bilan équilibré entre l'activité humaine et la nature. Puisque mère nature est maintenant malade, nous devons totaliser les coûts et acquitter les factures afin que puissent être injectés les fonds si nécessaires pour prévenir la catastrophe.

LA MOTIVATION DES BÈNÈVOLES

Ce n'est pas la vision qui nous manque. Dès qu'un problème se pose, il y a des gens qui se vouent à le régler. Des dizaines de milliers de personnes s'occupent depuis de nombreuses années de tout l'éventail des considérations relatives à la durabilité, y compris l'environnement, le développement, la paix, la justice et la réalisation de notre potentiel en tant qu'êtres humains. La compréhension, l'expérience et la vision qu'apportent les bénévoles et les organismes à but non-lucratif donnent un aperçu encourageant du monde que nous pourrions créer, si seulement nous pouvions nous entendre pour le mettre en oeuvre.

Le graphique suivant indique comment bon nombre de préoccupations actuelles sont liées entre elles dans le cadre des principes de durabilité. Signalons que les huit rubriques principales correspondent à ceux-ci.

DURABILITÉ

PROBLÈMES

APPAUVRISSEMENT DES RESSOURCES ÉPUISABLES
- combustibles - sols - minéraux - espèces vivantes

UTILISATION EXCESSIVE DES RESSOURCES RENOUVELABLES
- forêts - poissons - fertilité - deniers publics

POLLUTION - atmosphère - eau - sols - sensibilisation

INIQUITÉ - domination et exploitation des pauvres, des femmes, des autochtones et d'autres groupes
- dégradation des ressources par désespoir
- absence ou échec de la démocratie

EXTINCTION D'ESPÈCES
- espèces et habitats menacés

SOLUTIONS

UTILISATION CYCLIQUE DES MATIÈRES PREMIÈRES
- cycles naturels - réutilisation et recyclage

ÉNERGIES FIABLES ET INOFFENSIVES
- ènergies renouvelables - èconomie d'énergie
- ènergies de remplacement - mesures provisoires

INTÉRÊTS FONDÉS SUR LA VIE
- santé - créativité - communication - coordination - appréciation, - apprentissage - développement spirituel

LE PROJET SUR LA DURABILITÉ

Les principes de durabilité sont issus d'une étude de quatre ans sur les sujets d'inquiétude, les aspirations et les initiatives d'organisations de bénévoles et d'organismes sans but lucratif.

Les données recueillies ont indiqué nettement que les gens comprennent les problèmes en cause et savent ce que nous pouvons faire pour les régler. Qui plus est, de nombreux groupes ont signalé que les êtres humains ont une capacité illimitée de jouir de la vie. L'amitié et la créativité sont les valeurs fondamentales; la course contre la montre est facultative.

Globalement, le point de vue des bénévoles et organismes en question est rassurant et inspirant. Puisqu'il a semblé important de trouver des moyens de le faire connaître, c'est ainsi qu'est né le Projet sur la durabilité. Les principes de durabilité susmentionnés sont l'ossature du projet. Le présent feuillet et les documents mentionnés à la page 10 étoffent les principes et indiquent des moyens de partager des idées de base. Plus il y aura de personnes considérant la durabilité comme une option viable, plus la société sera susceptible d'adopter des priorités appropriées.

Partagez ce feuillet avec vos connaissances. Vous constaterez, dans bien des cas, qu'elles approuvent les principes mais qu'elles trouvent que nous ne pouvons pas modifier l'orientation de la société. On constate que la durabilité est sensée. Cependant, on ne se rend pas compte qu'il y un nombre suffisant d'autres personnes qui partagent cet avis pour que nous puissions faire de la durabilité notre priorité collective. Il suffit de soumettre la question à un débat public pour créer ensemble un mandat en vue d'un changement.

Le Projet sur la durabilité a pour but de vous aider à aborder la question dans votre collectivité. Outre les documents énumérés dans le présent feuillet, nous pouvons mettre à votre disposition des renseignements à incorporer à des bulletins communautaires, à porter à des tableaux d'affichage ou à diffuser par d'autres médias. De plus, nous sommes disposés à vous aider à organiser des réunions sur le sujet avec vos amis et associés. Veuillez communiquer avec nous par téléphone ou par la poste pour obtenir d'autres renseignements.

DÉBAT

Il est difficile de s'opposer à la durabilité en tant qu'objectif global. Toutefois, quand vient le temps de déterminer les moyens précis d'atteindre cet objectif, des opinions divergentes sont exprimées. C'est pourquoi nous proposons l'établissement d'un registre qui comprendrait toutes les idées et tous les renseignements sur le sujet. On pourrait les classer sous les rubriques principales et secondaires que présente le graphique figurant à la page 8. On pourrait présenter côte à côte les opinions divergentes afin de faciliter leur consultation et les délibérations à leur sujet.


DOCUMENTATION DISPONIBLE POUR ABORDER LA QUESTION

Cartes «La durabilité»: Ces cartes dont le format est celui d'une carte d'affaires indiquent les principes de durabilité sur une face. On peut inscrire ce qu'on veut sur l'autre face. Nous ferons parvenir gratuitement 20 cartes standard à quiconque désire sonder les réactions des gens. De plus, nous produisons des cartes sur mesure à l'intention des personnes qui sont disposées à s'associer à la durabilité. Les principes de durabilité peuvent être inscrits au verso de cartes de visite ou d'affaires, de prospectus d'organisations ou de billets d'entrée pour toute occasion. Grâce aux dons des personnes et organisations qui nous appuient, les cartes commandées se vendent 25 $ pour 500 ou 30 $ pour 1000, ces prix étant de beaucoup inférieurs aux tarifs commerciaux. La distribution des cartes aide à faire connaître la durabilité. De plus, notre présentoir haut en couleur permet d'offrir des cartes dans les lieux publics. Écrivez-nous pour obtenir des échantillons et notre livret explicatif intitulé «The Public Debate We've Been Waiting For» (le débat tant attendu).

«Planning for Seven Generations» (la planification pour sept générations): Cet ouvrage de 144 pages indique le rapport fondamental entre les êtres humains et la Terre, combien ce rapport a changé et les mesures que nous devons prendre pour redonner un équilibre durable à notre planète. Il est truffé d'idées, de renseignements et d'explications au sujet de l'origine du défi, des possibilités prometteuses que présente la durabilité et des moyens par lesquels nous pourrons relever le défi en visant la durabilité. Cet ouvrage de base rédigé par Mike Nickerson, coordonnateur du Projet sur la durabilité, ne coûte que 4,95 $ et 1,50 $ de frais de port et de manutention.

«Guideposts for a Sustainable Future» (Trousse des principes de durabilité): Pour bien présenter la durabilité, nous offrons une trousse de documentation qui comprend un exemplaire de «Planning for Seven Generations», des cartes «La durabilité» et un vidéo de 23 minutes sur le thème du livre qui, grâce à un montage d'images, de paroles et de musiques, constitue un moyen pratique de partager les idées avec des groupes petits ou grands.
La trousse comprend aussi un guide de discussion décrivant en détail comment on peut amener un auditoire à discuter du sujet à la lumière de son vécu et de ses préoccupations. Si l'on procède préalablement à un échange sur des expériences courantes, cela prépare les gens à établir un lien direct avec le thème de la vidéo et à mieux comprendre la question. La discussion aide les participantes et participants à examiner le défi et les options pouvant permettre de le relever.
Le vidéo est disponible en VHS, Bêta, PAL et SECAM. Son prix de base est de 50 $. Le vidéo dans un boîtier renforcé, qui est recommandé à des fins institutionnelles ou d'usage fréquent, coûte 65 $. Les personnes âgées, les étudiantes et étudiants et les personnes à faible revenu peuvent se procurer la vidéo au prix de 35 $. Ces prix comprennent les frais de port.


Les principes de durabilité aident les gens à reconnaître le défi que nous lance notre époque. Ils engagent la réflexion des individus sur la viabilité des politiques publiques, des projets de développement et de leurs propres projets et actions. Posez la question aux personnes qui vous entourent et vous constaterez qu'il y a suffisamment de personnes trouvant que nous devrions mettre le cap sur la durabilité pour qu'on puisse établir un mandat à cette fin.
Certains des documents que nous offrons se vendent au prix coûtant alors que d'autres sont financés par1tiellement grâce à des dons. Les frais de développement et d'extension du projet ainsi que le coût des documents distribués gratuitement sont entièrement couverts à l'aide des droits d'adhésion et des contributions.

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE

· Communiquer avec nous pour que nous puissions vous aider à trouver des moyens d'engager le débat sur la durabilité dans votre collectivité.

· Devenir membre du Projet sur la durabilité afin de nous aider à poursuivre notre travail et de recevoir des états périodiques.

· Les droits d'adhésion sont de 15 $ pour les individus et de 25 $ pour les familles.
Toutes les contributions, quel qu'en soit le montant, sont les bienvenues. Les catégories comprennent, entre autres, les suivantes:

Partisan: de 35 $ à 199 $ Commanditaire: de 200 $ à 499 $
Commanditaire durable: de 500 $ à 999 $ Commanditaire d'honneur: 1000 $ ou plus

On peut demander un crédit d'impôt à l'égard des dons faits au
Projet sur la durabilité.

Veuillez émettre votre chèque à l'ordre du Sierra club du Canada, y inscrire que le montant est destiné au Projet sur la durabilité et le faire parvenir à l'adresse figurant à la dernière page de ce feuillet.


Nous remercions profondément l'oeuvre de traduction que le
Congrés du travail du Canada nous a accordé.



L'heure est au changement

Le moment est venu de choisir

L'attitude consistant à tout juger à sa rentabilité nous a laissé de graves problèmes environnementaux et sociaux. Ce feuillet présente la durabilité en tant que valeur de rechange selon laquelle mesurer ce que nous projetons et ce que nous faisons. Nous vous invitons à vous demander en quoi différerait notre avenir à tous si nous nous donnions pour objectif commun de mettre la durabilité en oeuvre.

Il peut être difficile d'imaginer les changements que cela nécessite et l'effet qu'ils auront sur nous. Cependant, si toutes les personnes qui partagent cet objectif en parlaient et échangeaient des idées, il serait plus facile d'imaginer un avenir durable. Plus les gens en discutent, plus c'est facile à imaginer. Il faut se rappeler que l'avenir de milliards de personnes est en jeu. Nous avons tous des capacités créatives et une raison d'agir amplement suffisante. Dès que nous reconnaîtrons notre force collective, nous serons en mesure de relever le défi de notre temps.

L'humanité a plus de connaissances et de capacités qu'elle n'en a jamais eues. Nous pouvons mieux que jamais faire augmenter notre sécurité matérielle et améliorer notre qualité de vie. Nous pouvons assurer notre avenir. Il reste à savoir si nous sommes prêts à en faire notre priorité.

Parlons de durabilité!



Parlons de durabilité

La mesure du bien-être

L'Initiative de la septième génération

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Last Update: October 27, 1998
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