
Conférence
à lintention des médias
11
heures
Pièce
130 S, édifice du Centre
Tribune
de la presse Charles Lynch
Colline
du Parlement
Le 16 février 2004
Les voies
deau dOttawa sont polluées par les
pesticides
La Coalition for a
Healthy Ottawa demande une restriction visant
lutilisation de produits chimiques destinés
aux pelouses et aux jardins
Un rapport à
lintention des employés de la Ville
dOttawa diffusé aujourdhui par la
Coalition for a Healthy Ottawa (CHO) révèle que
leau des criques et de la rivière Rideau dans
la capitale nationale est polluée par le
ruissellement de pesticides. Une grande partie de ces
derniers proviennent de pelouses, de jardins et de
terrains de golf. La quantité de pesticides était
plus que le double de la norme afférente à
leau de surface, ce qui soulève des
préoccupations concernant la santé et la
sécurité.
« Soixante-trois
pour cent des échantillons deau étaient
contaminés par des pesticides », a expliqué
Meg Sears, Ph.D., présidente de la CHO. « Les
niveaux de linsecticide diazinon, utilisé pour
combattre les larves, étaient nocifs pour les
espèces aquatiques. Les espèces en péril
comprennent les prédateurs des moustiques, qui
protégeraient les gens du virus du Nil
occidental », a-t-elle ajouté.
« Le diazinon
entrave la production de lAchE, une enzyme
présente dans le système nerveux. Nombre de mes
patients sont très malades et ont un niveau très
faible denzyme qui ne saméliore
pas », a déclaré le Dr Jennifer
Armstrong. « Chez certaines personnes, la
capacité du corps à éliminer ce neurotoxine peut
être jusquà quarante fois moindre que chez
dautres. Lexposition chronique aux
pesticides présents dans lenvironnement et
dans leau potable pourrait contribuer à garder
malades les personnes qui sont sensibles à ces
substances », a-t-elle indiqué.
« Leau
potable de la rivière des Outaouais est contrôlée
selon une limite de diazinon de 20 ppb, établie en
1986. Le contrôle de 2003 était plus serré et a
été effectué selon une norme de 0.08 ppb visant la
protection des espèces aquatiques », a
expliqué Mme Sears. « Nous ne
savons pas si leau potable dOttawa se
révélerait exempte de pesticides, si lon
effectuait un contrôle plus serré à cet
égard », a-t-elle conclu.
« On a détecté
des herbicides du type phenoxy (anti-dicotylédones)
dans 60 % des échantillons deau »,
a pour sa part fait remarquer le Dr Richard Van der
Jagt, hématologue et président du Canadian Leukemia
Studies Group. « Certains pesticides causent
des anomalies congénitales ou le cancer, suivant une
exposition chronique. Par ailleurs, on a établi une
corrélation entre un grand nombre de cancers parmi
les plus répandus chez les enfants et les adultes et
le niveau dexposition aux pesticides. Notre
environnement actuel est une « soupe
chimique », et lon ne peut absolument pas
prévoir les effets de cette dernière sur la santé
publique », a-t-il dit. Mme Sears
a ajouté : « Les herbicides du type
phenoxy sont contaminés par des dioxines chlorées.
Ces substances toxiques persistantes bioaccumulables
sont liées au cancer, ainsi quaux problèmes
touchant la reproduction et limmunologie, et
les troubles neurologiques. »
« Le
gouvernement doit protéger les citoyens et
lenvironnement dune telle
pollution », a par ailleurs déclaré Alex
Cullen, conseiller municipal dOttawa.
« Halifax, Toronto, Vancouver, Montréal et
lensemble du Québec freinent actuellement
lutilisation de pesticides à des fins
cosmétiques. Les contrôles effectués montrent
quOttawa doit faire du
« rattrapage » et adopter le plus tôt
possible un règlement sur les pesticides. »
Personnes-ressources :
Meg Sears, Ph.D
Coalition for a Healthy Ottawa (613) 832-2806
Jennifer Armstrong,
M.D. Ottawa
Environmental Health Clinic (613) 721-9800
Nicole DesRoches Conseil
régional de l'environnement et du développement
durable de l'Outaouais (CREDDO) (819) 772-4925
Alex Cullen Conseiller
municipal (Bay Ward) (613) 580-2477
Richard Van der
Jagt, M.D. Institut de recherche en santé
dOttawa (613) 737-8804
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